Le débat sur l’équilibre entre liens no-follow et liens follow persiste encore en 2026 dans l’écosystème SEO. Beaucoup de professionnels continuent d’aborder cette question avec des certitudes qui n’ont plus lieu d’être. Prenez le temps de comprendre le rôle réel de chaque attribut de lien pour construire une stratégie de netlinking cohérente. Ce “détail” peut faire la différence entre un profil de backlinks sain et un profil qui envoie des signaux négatifs à Google.
Cet article propose une analyse approfondie des attributs rel="follow" et rel="nofollow", de leur impact réel sur le référencement, et surtout de la manière dont les outils de netlinking modernes permettent de piloter ce mix avec précision.
Ce que signifient réellement les attributs follow et no-follow
Par défaut, un lien hypertexte sans attribut particulier est considéré comme un lien follow (ou dofollow). Il transmet ce que l’on appelle le link equity (plus communément appelé « jus de lien ») vers la page cible. Google l’interprète comme un vote de confiance explicite : le site source cautionne le contenu lié.
Le lien no-follow, introduit par Google en 2005, porte quant à lui l’attribut rel="nofollow". Initialement conçu pour lutter contre le spam dans les commentaires de blogs, il signalait à Googlebot de ne pas suivre le lien ni de transférer d’autorité. La directive était claire et binaire.
En septembre 2019, Google a revu sa copie en introduisant deux nouveaux attributs :
rel="sponsored": pour les liens issus de partenariats commerciaux, publicités ou contenus sponsorisés.rel="ugc"(User Generated Content) : pour les liens générés par les utilisateurs, comme dans les forums ou les commentaires.
Surtout, Google a annoncé que tous ces attributs (y compris nofollow) seraient désormais traités comme des « hints » ou indications plutôt que comme des directives strictes.
Autrement dit, Google se réserve le droit de crawler les liens nofollow et, dans certains cas, d’en tenir compte dans ses calculs. Cette nuance change la manière dont on doit penser sa stratégie de netlinking.
L’impact réel des liens no-follow sur le SEO
La croyance selon laquelle les liens nofollow n’ont « aucune valeur SEO » est une erreur de jugement encore trop répandue. Plusieurs éléments viennent la contredire.
Le trafic de référence reste bien réel. Un lien nofollow placé sur un média à forte audience (comme Wikipedia) peut générer des milliers de visiteurs qualifiés. Ce trafic direct se traduit par des signaux comportementaux positifs (temps sur site, pages vues, taux de rebond) que Google intègre dans ses évaluations.
La diversification du profil de backlinks. Google considère explicitement qu’un mélange équilibré de liens dofollow et nofollow est le marqueur d’une stratégie de référencement naturelle et authentique. La logique est simple : dans un profil acquis organiquement, personne ne lie vers un site en pensant à l’attribut de lien. Certains liens seront toujours nofollow en raison de la plateforme, de la politique éditoriale du site référent ou du type de contenu. C’est précisément ce signal de diversité naturelle que l’algorithme cherche à identifier pour distinguer une autorité méritée d’une autorité construite.
Les études corrélatives. Plusieurs analyses SEO à grande échelle, notamment celles menées par Ahrefs et Semrush sur des millions de domaines, ont observé une corrélation entre la présence de liens nofollow de qualité et de meilleures positions dans les SERPs. Même si corrélation n’implique pas causalité, le signal mérite d’être pris au sérieux.
La notoriété de marque. Être mentionné et lié sur des plateformes influentes, même en nofollow, renforce la notoriété de domaine aux yeux de Google : un concept de plus en plus central dans l’approche E-E-A-T (Experience, Expertise, Authoritativeness, Trustworthiness).
Quel est le mix optimal entre liens no-follow et follow ?
Il n’existe pas de ratio universel gravé dans le marbre. En revanche, l’analyse de profils de backlinks de sites bien classés dans des secteurs compétitifs fait émerger des tendances solides.
La plupart des études observationnelles situent le ratio naturel entre 70-85 % de liens dofollow et 15-30 % de liens nofollow pour des sites aux profils de backlinks organiques et matures. Cette fourchette varie selon les secteurs :
- E-commerce et retail : davantage de liens nofollow, notamment issus des comparateurs de prix, plateformes d’avis (Trustpilot, Google Reviews) et réseaux sociaux. Un ratio 65/35 est courant.
- Médias et éditorial : forte proportion de dofollow via les citations inter-médias et les articles de fond. Un ratio 80/20 est fréquent.
- SaaS et tech : équilibre variable selon la stratégie content marketing. Les backlinks issus de Product Hunt, GitHub ou Reddit apportent souvent du nofollow de qualité.
Ce qui importe davantage que le ratio brut, c’est la qualité et la pertinence thématique des domaines référents, qu’ils soient follow ou nofollow. Un lien nofollow d’un site avec un Domain Rating (DR) de 85 dans votre niche vaut infiniment plus qu’un lien dofollow d’un annuaire généraliste à faible autorité.
Comment piloter sa stratégie de netlinking avec les bons outils
La gestion fine d’un profil de backlinks, et du mix follow/nofollow, repose sur deux catégories d’outils complémentaires : ceux qui permettent d’analyser, de diagnostiquer et de préparer sa stratégie, et ceux qui permettent de passer à l’action en acquérant concrètement des liens.
Les outils d’analyse et de préparation stratégique
Avant d’acquérir le moindre lien, il est indispensable de disposer d’une vision précise de son profil existant, de celui de ses concurrents, et des opportunités à saisir.
- Ahrefs reste la référence pour explorer en profondeur son profil de backlinks. Le filtre « Link type » permet d’isoler instantanément les liens dofollow, nofollow, sponsored et ugc. Son index de liens est l’un des plus exhaustifs du marché, ce qui en fait l’outil de départ incontournable.
- Semrush offre des fonctionnalités similaires avec son outil Backlink Analytics, en ajoutant une comparaison concurrentielle particulièrement utile pour benchmarker son ratio follow/nofollow face aux leaders de sa niche.
- Majestic SEO apporte quant à lui une dimension complémentaire avec ses métriques propriétaires Trust Flow et Citation Flow, qui permettent d’évaluer la qualité intrinsèque des liens indépendamment de leur attribut.
- D’autres outils comme le module de suivi de backlinks de SE Ranking permettent de surveiller l’évolution du ratio follow/nofollow dans le temps, d’identifier les pertes de liens, et de détecter les anomalies qui pourraient attirer l’attention des algorithmes de Google.
C’est cette phase d’analyse qui détermine la cible : combien de liens dofollow manquent, sur quels types de domaines, avec quelles ancres, et dans quels délais raisonnables.
Les outils d’action et d’acquisition de liens
Une fois la stratégie définie, vient la phase d’exécution. C’est ici qu’intervient une seconde catégorie d’outils, souvent sous-estimée : les plateformes spécialisées dans l’acquisition de backlinks via des contenus éditoriaux.
Ces plateformes permettent de commander des publications sur des médias sélectionnés, avec un contrôle précis sur le type de lien, l’ancre et la thématique du site référent : 3 paramètres décisifs pour construire un profil de lien équilibré. Concrètement, elles mettent en relation annonceurs et éditeurs (médias à forte autorité, blogs spécialisés, presse régionale ou nationale…) et offrent une visibilité complète sur les métriques SEO de chaque support avant toute décision d’achat. C’est précisément notre mission chez Getfluence : permettre aux équipes SEO et marketing de piloter leur stratégie de netlinking avec la même rigueur analytique qu’elles appliquent à leurs autres leviers.
Ce type d’outil ne remplace pas le travail de fond (digital PR, link earning, outreach, ou tout ce qui touche au SEO on-site) mais il constitue un levier d’accélération efficace pour combler rapidement un écart de netlinking face à des concurrents mieux positionnés, ou pour couvrir des thématiques précises difficiles à atteindre par des voies purement organiques.
Les erreurs stratégiques à éviter
- Acheter massivement des liens dofollow sans diversification. Un profil de backlinks dont la croissance est trop rapide, trop uniforme et trop orientée dofollow sera tôt ou tard dans le collimateur des équipes de qualité de Google.
- Ignorer les liens nofollow dans ses rapports. Exclure systématiquement les liens nofollow de ses analyses revient à avoir une vision faussée de son profil de backlinks et de son autorité réelle.
- Forcer l’attribut sponsored sur des liens qui ne le sont pas. Par excès de prudence, certains webmasters balisent tous leurs liens partenaires en sponsored, y compris des échanges éditoriaux légitimes. C’est contreproductif et potentiellement pénalisant si Google interprète cela comme une tentative de manipulation.
- Négliger le contexte éditorial au profit du seul attribut. Un lien dofollow placé dans un footer générique ou un widget répété sur des milliers de pages a moins de valeur qu’un lien nofollow intégré naturellement dans le corps d’un article de fond. Le contexte éditorial (position dans la page, texte d’ancre, pertinence thématique) prime sur l’attribut.
Construire une stratégie de netlinking durable autour du bon mix
Une stratégie de netlinking efficace en 2025 ne se pilote pas avec un objectif de ratio, mais avec une vision de diversification qualitative. Voici les principes directeurs :
- Prioriser la pertinence thématique avant l’attribut. Un lien nofollow d’un site parfaitement aligné avec votre niche contribue davantage à votre autorité sectorielle perçue qu’un lien dofollow d’un site hors sujet. Prenez le temps de sélectionner les bons médias pour vos campagnes de netlinking.
- Adopter une approche editoriale pour les liens dofollow. Les liens dofollow les plus puissants s’obtiennent à travers du contenu qui mérite d’être cité : études originales, données exclusives, outils gratuits, guides de référence. C’est la logique du link earning plutôt que du link building traditionnel.
- Intégrer les liens nofollow dans votre stratégie de relations presse digitale. Les campagnes de digital PR (communiqués de presse, études sectorielles, collaborations avec des journalistes) génèrent souvent des liens nofollow sur des médias à très forte autorité. Ces liens participent à construire la notoriété de marque qui, à terme, se traduit par des signaux positifs dans les SERPs.
- Auditer régulièrement et désavouer intelligemment. L’outil de désaveu de Google reste utile pour neutraliser des liens toxiques, qu’ils soient follow ou nofollow, issus de réseaux de liens, de fermes de contenu ou de domaines pénalisés.
Conclusion
L’équilibre entre liens no-follow et follow n’est pas une formule mathématique à optimiser, mais un indicateur de santé globale d’une stratégie de netlinking. Un profil naturel est un profil diversifié, que ce soit en termes d’attributs, de types de sources, d’ancres ou de secteurs de référents.
Les professionnels du SEO qui obtiennent des résultats durables sont ceux qui cessent de traiter les liens nofollow comme des sous-produits à tolérer, pour les considérer comme des composantes à part entière d’une stratégie d’acquisition d’autorité. Couplée à l’utilisation rigoureuse des bons outils de netlinking pour monitorer et piloter ce mix, cette approche permet de construire un profil de backlinks qui résiste aux mises à jour algorithmiques et génère une visibilité organique pérenne.
